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01/05/2014

EXTRAITS DES CONTES

 

 

Cavalou.

 

 

 

Cavalou court très vite,

Mais il est tout petit.

Quand il fait une course,

Ses pattes sont trop courtes

Et les autres chevaux

Lui montrent leur dos.

 

Un soir, après le repas,

Le fermier dit tout bas :

« Si dimanche il ne gagne pas,

J’appelle Attila ! » 

C’était un boucher très gros,

La terreur des animaux.

 

Pitou avait écouté

Et, avant de se coucher,

Il courut chez Cavalou

Et lui raconta tout.

Le pauvre cheval ne dormit pas.

Il savait qu’il ne gagnerait pas.

 

Le lendemain,

Au petit matin,

Il pleurait dans le pré.

Toutes les fleurs l’aimaient,

Car quand il broutait,

Il s’efforçait

De ne pas arracher

La pâquerette ou le muguet.

 

La reine des marguerites voulut le consoler,

Il lui dit : « Si, dimanche je ne peux gagner,

Les hommes vont me manger ! » 

 

Reine marguerite appela la reine des abeilles :

« Nous te donnons nos fleurs pour faire le miel, 

 En échange aide-nous,

C’est pour Cavalou ! » 

 

La reine appela les abeilles de la contrée,

Il en vînt des milliers.

Le dimanche arrivé,

Elles étaient une armée.

 

La course commença.

Cavalou s’élança,

Les abeilles bourdonnèrent,

Elles tiraient la crinière,

D’autres poussaient au derrière,

Cavalou propulsé

Arriva le premier.

 

 

Le fermier gagna beaucoup d’argent

Et remercia le gagnant.

Pour le récompenser

Il lui offrit la liberté.

 

 

 

 

Cavalou et les abeilles.

(suite de Cavalou dans les contes du midi)

 

 

Le fermier n'avait pas vraiment compris comment Cavalou avait fait pour gagner.

Pendant la course, il avait bien vu qu'il avait une drôle de couleur, mais sans explication logique, il croyait avoir rêvé.

Depuis quelques temps, il avait remarqué que Cavalou allait souvent près du rucher.

La vérité était que le gentil petit cheval allait jouer avec les abeilles.

Il leur disait : « Aujourd'hui, on se déguise en lion ! »

Alors toutes les abeilles se posaient sur son cou et sa tête en formant une grande et belle crinière.

Prenant un air méchant, Cavalou remuait la queue, la tête et rugissait : Hi ! Hi ! Grr ! Grr !

Les abeilles rugissaient également : Bzz ! Bzz ! Grr! Grr !

Intrigué par le manège de Cavalou, le fermier décida d'aller voir ce qu'il se passait. En chemin, il entendit de terribles rugissements. Effrayé, il courut se réfugier dans sa maison. Avant d'y pénétrer, de grands rires se firent entendre. Prudemment, il prit son fusil et se dirigea vers les ruches. Il vit un lion qui riait et des abeilles, qui en s'envolant, défaisaient la crinière et laissaient apparaître Cavalou.

Stupéfait le fermier regardait la fin du spectacle .

Au fur et à mesure que les abeilles s'envolaient, Cavalou retrouvait sa couleur naturelle.

Le fermier comprit alors que les abeilles l'avaient aidé pendant la course. Il en fut très ému.

Le spectacle durait toujours cinq minutes, pas une de plus car les abeilles avaient beaucoup de travail pour entretenir la ruche, nourrir la reine, les bébés, les mâles et faire des réserves de miel et de pollen pour l'hiver.

 

Quand le travail laissait un peu de temps au fermier, il suivait Cavalou pour le voir jouer près des ruches.

Parfois, les abeilles habillaient Cavalou de grandes oreilles d'âne ou d'une trompe d'éléphant. Lorsqu'elles formaient de grandes cornes sur la tête et des pis sous le ventre, toutes les vaches riaient.

 

Cavalou faisait tout ce qu'il pouvait pour être agréable aux abeilles qui l'avaient sauvé .

Lorsque le temps était maussade et les fleurs de piètre qualité, les abeilles montaient sur son dos. En trottinant pour ne pas trop les secouer, il les emmenait dans un champ fort éloigné* qu'elles ne connaissaient pas .

 

*Le rayon d'action d'une abeille ne dépasse pas, en moyenne, 3 km.

 

C'était au pays des fleurs éternelles où il faisait toujours beau !

 

Tout en broutant, Cavalou attendait que les abeilles remplissent leur jabot de nectar et garnissent leurs pattes de pollen. Puis elles remontaient sur son dos et il les ramenait. Il n'omettait jamais de s'arrêter près d'une source à l'onde claire, bien meilleure que l'eau de la mare aux canards et tous se désaltéraient. En arrivant à distance raisonnable de la ferme, les abeilles s'envolaient, formaient un grand cœur dans le ciel pour le remercier, puis elles se hâtaient vers les ruches pour déposer leur butin.

Certaines d'entre elles, spécialisées dans la récolte de pollen, étaient tellement chargées qu'elles avaient doublé leur poids et avaient du mal à voler. Elles restaient sur Cavalou jusqu'à la ferme puis faisaient un saut de puce vers les ruches. Avant de quitter Cavalou, elle lui faisaient un gros baiser sur les lèvres ou le bout du museau. Parfois, une boule de pollen se détachait de la patte d'une abeille et tombait dans une narine. Cavalou ne pouvant se retenir éternuait fortement. Alors, dans un joyeux brouhaha, c'était le sauve-qui-peut.

Le fermier ne regrettait pas d'avoir donné la liberté à Cavalou. Tous les jours, il s'amusait de leurs jeux et la production de miel avait doublé.

Mais surtout, le miel de fleurs éternelles, qu'est ce que c'est bon !

 

Cavalou et les abeilles vécurent mille ans car le ruisseau qui traversait le champ de fleurs éternelles provenait de la source où ils se désaltéraient et c'était la source de Jouvence.

Une fois que Cavalou partait au pays des fleurs éternelles, le fermier qui passait par là, remarqua qu'il avait la même couleur rousse que pendant la course. Cavalou était naturellement de couleur sable. Il comprit que des milliers d'abeilles étaient montées sur lui.

Curieux, il les suivit et découvrit ce pays aux si jolies fleurs. Comme il faisait chaud il but à la fontaine et au retour, se sentant tout ragaillardi, il comprit les vertus de cette source miraculeuse. Souvent, il y retourna et lui aussi vécu mille ans,

Le fermier ne parla à quiconque de sa découverte car il savait que les hommes se feraient la guerre pour posséder cette eau magique.

Mais la source et les fleurs éternelles n'aiment pas le son du canon et si un jour ce bruit affreux tonnait à leur porte, pour s'en protéger, la source de Jouvence boucherait son trou à jamais et les fleurs refermeraient leur corolle pour toujours.

 

Alors si en suivant Cavalou, vous pénétrez dans ce pays merveilleux, ne le dites à personne, c'est notre secret.

Sinon ce beau pays disparaîtra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 CONTES DU MATIN

 

 

Dindon.

 

 

 

Dis don(c)

Dindon !

Quel est ce don

Que tu-as ?

Est-ce toi,

M’a t-on dit,

Qui fait la roue

Et te dandines

Comme un roi ?

Ou bien Doudou,

Ton dindonneau,

Espèce d’hurluberlu

Tout dodu,

Qui mieux que toi

Fait le beau ?

 

Tu me le dis ?

 

 

 

 

 

 

Ecureuil.

 

Je sais un écureuil

Qui a un nez curieux.

 

Quand il siffle dedans

Il est énervant !

Ca fait une trompette

Qui nous casse la tête.

 

Il croit faire de la musique,

Mais, bernique !

Ce ne sont que des canards,

Des prouts et des couacs.

 

Il est parti voir

Monsieur Chihuahua,

Le petit chien chinois

Qui mène à la baguette

L’ensemble de l’orchestre.

Il a soufflé dedans

L’instrument défaillant

Et il a déclaré

- « Il faut l’accorder !» 

 

Ecureuil est allé

Chez professeur Hé,

Le petit hérisson

Qui se rit des sons.

Il l’a ausculté

Et avec une épine,

Il a retiré

Du fond de sa narine,

Un morceau de noisette

Et une pâquerette.

Il a rigolé :

-« Où mets-tu ton nez ?

C’est ton garde-manger,

Avec des réserves

Pour la fin de l’hiver ? » 

 

Aujourd’hui la trompette,

On n’entend plus qu’elle.

Dans les bois, sous les feuilles,

Partout elle claironne

Et notre écureuil,

Heureux, fanfaronne.

Il n’est plus personne

                Qui ose se moquer

Et je suis le premier

Pour aller l’admirer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais cette forêt est magique, je n’ose m’y aventurer, il paraît qu’il y a :

 

Le farfadet.

 

 

 

Ne cherchez pas le farfadet,

Le farfa quoi ? le farfadet

Qui court au sein de la forêt,

Sur les roseaux dans les marais,

Près des dolmens, des pierres dressées

Ou dans les grottes ensorcelées,

Sous les lichens, les lierres noués.

 

Est-il très beau ou est-il laid ?

Est-il bleu, vert ou bien violet ?

Moi je l’ai vu, moi je le sais

S’il est lambin ou feu follet,

S’il est costaud ou gringalet,

S’il est tout gai ou tristounet,

Avec les oreilles effilées

Ou une trompette sur le nez

Et un chapeau de soie dorée.

 

Il ne veut pas être ennuyé,

Dès qu’il vous voit il disparaît

Et il se cache toute la journée.

Il est malin, il est rusé,

Vous pouvez toujours fureter,

Mais jamais ne le trouverez.

 

 

Moi je l’ai vu le farfadet

Car un beau jour il m’a sauvé

Des pattes d’une énorme araignée,

Mais je ne peux le raconter

Sans révéler tous ses secrets

Et pas plus ne vous en dirai

Car, comme vous l’aurez deviné,

Moi qui suis l’elfe de la forêt,

C’est mon ami le farfadet.

 

 

CONTES du MIDI

 

 

 

Le pied de nez.

 

 

Papa est à la pêche.

 

Couché dans l’herbe,

Au bord de la rivière,

Je regarde le ciel.

 

Il est tout bleu,

Sauf au milieu,

Un petit nuage

Qui gâche le paysage.

 

- « Veux-tu-t’en aller !

On est en été,

Je veux bronzer ! » 

 

Je vais lui faire peur

Pour qu’il aille voir ailleurs

Et la langue lui tire

Afin qu’il se retire.

 

Longuement, il s’étire

Et me fait un pied de nez.

 

Je suis interloqué !

Comment peut-il oser !

La guerre est déclarée !

 

Je mets les pouces

Dans la bouche,

Ecarte les lèvres,

Tire sur les paupières

Et agite les mains

Comme un galopin

Pour faire les oreilles

Les plus vilaines

Et ma grimace la plus laide.

 

Il se met à m’arroser…

Brrr ! Sa pluie est glacée !

- « Arrête ! Petit nuage !

D’accord, tu as gagné.

Promis, je serais sage,

C’est bon, tu peux rester !  

 

Merci d’arrêter,

Je préfère, si tu veux,

Jouer à un autre jeu :

 

Imagine dans le ciel

Les formes les plus belles

Et laisse-moi deviner

Ce que tu as dessiné. »

 

 

 

 

Retard.

 

 

Midi,

Je rentre de l’école,

Maman a fait des frites,

Elle sait que j’en raffole.

 

Trois fois j’en ai repris,

Je suis rassasié

Et bien fatigué :

Les frites ou la télé ?

Hier au soir regardée

Bien tardivement

En bravant mes parents.

 

Sur mon lit je m’allonge,

Le temps d’une seconde,

Pour me reposer

Avant d’y retourner.

 

Il est deux heures passées,

Lorsque je m’éveille.

Je suis affolé

Et pars à tire d’ailes.

 

A l’école, essoufflé,

Je dis à la maîtresse

Une histoire insensée

De rencontre inventée :

La visite d’une nièce.

 

Elle m’écoute poliment,

Puis elle rit carrément

Et d’un air amusé,

Elle me tend une glace

Pour me regarder.

 

 

Là mon sang se glace :

Sur ma joue et mon nez,

Au milieu de la figure,

Les draps ont gravé

Leur infâme signature.

 

 

 

 

 

Le crabe et l’œuf.

 

Les jours chômés,

Je suis désigné

Pour aller ramasser

Les bons œufs bien frais

Dans le poulailler.

 

Aujourd’hui,

Sapristi !

Il n’y en a qu’un.

Je vais pour l’attraper

Mais le souffle coupé

Je me retiens,

Fais un bond en arrière

Et tombe sur mon derrière.

 

Sur l’œuf tout rose,

Une bête est montée,

Je me relève et j’ose

M’en approcher.

 

Ses pinces délicates

Sont une menace

Mais l’insecte est minuscule

Et ma peur ridicule.

 

Je n’en parlerai point.

 

Papa est dans le jardin,

Je l’appelle pour voir.

Il laisse sa pelle choir

Et délicatement

L’œuf il prend.

 

Nous sortons au grand jour

Au milieu de la cour

Pour mieux observer

Le crabe aux abois

Qui darde vers mon doigt

Ses pinces écartées.

 

C’est un insecte tout noir

Que l’on n’a jamais vu.

 

Maman est venue

Et l’a mis dans une boîte.

Puis avec notre invité

Nous allons déjeuner.

 

Dès deux heures sonnées,

Nous sommes assemblés

Devant le musée

D’histoire naturelle.

A la section des insectes,

Au responsable je tends,

D’un air important

La boîte précieuse.

 

Est-ce une découverte heureuse ?

Un animal inconnu ?

Une espèce disparue ?

Je suis anxieux !

 

Le savant très sérieux,

Après observation,

Rend sa conclusion :

 

- « C’est un pseudo-scorpion ! » 

( Zut, il connaissait !

Je suis contrarié).

- «  Il vit dans les bibliothèques

Et mange les poux des livres

Qui eux-mêmes n’ont en tête

Que de grignoter

En guise de vivres

Les pages en papier. » 

 

Mais quand il apprend

Qu’il a été trouvé

Sur un œuf perché,

Il hésite un moment.

Il est abasourdi,

Vraiment très surpris.

 

Quel ignorant !

 

Vite, il se reprend,

Les idées lui reviennent :

- « Qu’ils viennent

Des livres ou des poules

Il est normal que les poux

Aient leurs prédateurs. » 

Dit-il avec ardeur. 

 

Il est ravi,

Moi aussi.

 

Il demande de lui confier,

Cet insecte particulier.

 

Je me délecte

Et acquiesce,

Puis l’insecte

Lui laisse.

 

Il note mon nom,

Mon prénom,

Me remercie pour ce don.

Ensuite, nous partons.

Fier comme un paon,

Je marche devant.

 

Au revoir Musée,

Quelle belle journée !

 

Nota : le pseudo-scorpion mesure de 1 à 5 mm. Il vit dans tous les pays du monde. Ses pinces possèdent un venin très violent. Il n’est pas dangereux pour l’homme, car trop petit, il ne peut percer sa peau. Il mange les petits insectes des litières des animaux et les poux des livres. Ces derniers, les psoques, mangent la cellulose, les colles, résines et cuirs des livres abîmés par l’humidité.

 

CONTES du SOIR

 

Trois minutes.

 

 

 

Les trois minutes ont débuté.

 Si tu veux te sauver :

 Pars à l’instant !

 Il est encore temps.

 

 Mais comment t’y prendre ?

 Comment se défendre,

 Quand on est plongé

 Dans un baquet ?

 Car tu es tout rond,

 Comme un ballon 

 Et n’as pas de patte

 Pour la "carapate." 

 

 Plus que deux minutes, déjà !

 Hélas ! Il est trop tard !

 Tu ne luttes plus,

 Tes forces t’ont quitté

 Tes rêves éperdus

 Se sont évaporés.

 « Adieu les poulettes ! »

 Je prépare les mouillettes.

 

 

                   Dernière minute !

 Dans l’eau frémissante

 Tu ondules et tu danses.

 Ta courte existence

 En cette fin de journée

 Vient de s’achever.

 En guise d’épitaphe,

 J’inscris et paraphe :

 « Aurait voulu être coq,

 Devenu œuf à la coque ! »

 

 Et moi je vais me régaler…

 

 

 

 

 

La chauve souris.

 

 

 

Il fait presque nuit.

Sous les platanes,

Sans bruit,

Les chauve-souris

Zigzaguent.

 

Tapi dans l’herbe,

Minou observe,

Se fait tout petit

Et bondit.

Ratée !

Encore :

Ratée !

Encore :

Ca y est,

Attrapée !

 

Comme il l’a appris

Avec les souris,

Minou joue

Comme un petit fou.

Il la relâche,

Feint une autre tâche,

Mais elle virevolte

Et s’envole.

« Drôle de souris ! »

Dit-il, contrit.

 

La prochaine fois,

Il ne jouera pas,

Et la croquera.

 

 

 

La Muse.

 

 

Une fois encore,

Pour une histoire d’accord,

Ils se sont querellés.

Mais, très fâchée,

La muse a démonté

Toutes les touches noires

Du clavier

Et les a emportées.

 

Devant la plage blanche

Du piano,

Désormais inutile,

Musicien malhabile

Ne trouve plus les mots.

Il ne sait plus composer

Les jolis couplets

Qu'avec la Muse, ils formaient.

               
 

La Muse de son côté,

Dans son château esseulée,

Regrette son forfait, mais

Drapée dans sa fierté,

Elle ne veut pas l’avouer.

 

Les moineaux de passage

Ne les trouvent pas sages.

Ils ont décidé

De les aider.

Ils sont arrivés

Près du poulailler

Et attendent que le chat,

Qui guette le rat,

Daigne-bien s’en aller

Pour qu’ils puissent picorer,

Dans la jatte, le blé.

 

Tout au long des mailles

Qui forment le grillage.

Ils se sont installés.

Sur une ligne brisée,

Qui en haut, qui en bas,

Ils se sont disposés.

 

Puis ils ont tressauté,

Les ailes ont remuées

Et si fort ont chanté,

Que musicien, intrigué

Par leur charivari,

Les a regardé.

Amusé, il a ri.

 

Comme ils insistaient,

Il a mieux observé

Et a réalisé

Qu’ils formaient comme

Une suite de notes

Couchées sur une portée.

 

Il a pris ses cahiers

Et il a recopié

La plus jolie mélodie

Que l’on ait écrite.

                  Il a beaucoup pensé

A sa Muse éloignée

Et il est allé,

Au château, à ses pieds.

 

Là, il a chanté

La jolie sérénade

Que pour sa compagne

Il vient de composer.

 

La Muse tout émue

Est aussitôt revenue

Apportant avec elle

Les rimes les plus belles.

 

Face au piano réparé

Nos amis tout heureux

Ont promis au Bon Dieu

De ne plus se fâcher.

 

Commentaires

De la poésie ,de la douceur,de la couleur, de l.humour, rien qu.avec des mots ,quel bonheur. J.adore . Marie

Écrit par : Zontone Marie | 23/02/2013

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